L'avenir nous le dira
Gribouillé le lundi 23 octobre 2006

Certains dessins (celui-ci vient de chez Deligne vu chez nuesblog.com) valent mieux qu'un long discours.
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Gribouillé le lundi 23 octobre 2006

Certains dessins (celui-ci vient de chez Deligne vu chez nuesblog.com) valent mieux qu'un long discours.
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Dévoilé le lundi 23 octobre 2006
J'ai des amis qui lisent ce que j'écris, ça fait plaisir
Certains comme Arno commentent en ligne, d'autres non, mais tous regrettent mon "défaitisme" affiché. Et bien parlons-en...
Nous sommes en France. Nous avons donc un Président de la République qui nomme le chef du gouvernement, que l'on appelle le Premier Ministre, qui à son tour va nommer ses ministres. Ce gouvernement français, par définition, administre la France, gère ses affaires principalement internes mais aussi, dans une moindre mesure, internationales.
Quelle est alors la place, quel est le rôle que joue alors le Président de la République ? On pourrait répondre "rien", à l'image de notre président actuel, mais on peut aussi se mettre à espérer : un Président qui détermine les grandes lignes de l'action de son Gouvernement c'est sûr, mais surtout un Président qui porte devant les tribunes internationales ses valeurs et donc (puisqu'élu au suffrage universel) celles de son pays.
Quel que soit le candidat vers lequel je tends aujourd'hui l'oreille, j'entends quasiment le même discours. Non pas sur les pseudo-solutions, chacun y allant de ses propres promesses, mais en tout cas sur les mêmes sujets : l'éducation en France, le chômage en France, la délinquance en France, la hausse (ou la baisse) des impôts en France, bla-bla-bla en France.
Certes celà est intéressant et extrêmement important puisqu'en effet c'est le Président qui donnera à son Premier Ministre ses directives, mais c'est tout à fait insuffisant. Cela relève d'une vision non seulement à court terme mais surtout à horizon très réduit.
(MODE IDEALISTE)
J'aime considérer ce qui m'entoure d'une façon fractale, c'est-à-dire que l'on retrouve les mêmes motifs quelle que soit l'échelle à laquelle on regarde : certes l'échelle change, mais les principes restent. Entre un individu qui emprunte mille euros, une collectivité qui emprunte un million d'euros ou un état qui emprunte un milliard d'euros, le principe demeure le même bien que les sommes ne soient pas comparables.
Pourquoi tout va mal aujourd'hui ? Parce que les solutions ne viennent pas "d'en haut" mais on essaye d'en construire en partant "d'en bas". Pas très clair hein ? J'explique.
Combien de kilomètres de côtes françaises sont baignées par l'Atlantique ? Si vous mesurez sur une carte au 1/100000, vous allez trouver une valeur. Sur une carte au 1/20000, une autre valeur, supérieure à la première. Sur une carte au 1/1000, une valeur encore plus grande. Et quand pour finir vous arpenterez les rochers, aux arêtes saillantes, vous vous rendrez compte que cette valeur tend vers l'infini...
Autrement dit, vu "d'en bas", au plus proche du terrain, on a certes une vision parfaite, mais hélas quasiment inutile. Aussi, prendre une décision "en haut" à partir, uniquement, des différents éléments issus du terrain, c'est avoir la quasi-certitude de faire des erreurs.
Comme dans une fractale, il faut considérer et agir sur le motif macroscopique et alors, nécessairement, les éléments se mettront en place aux niveaux "inférieurs". Par exemple, le problème des marées noires se réglait il n'y a pas si longtemps en condamnant l'indélicat capitaine du navire. C'est le niveau local : vision parfaite des effets, c'est tout. Ensuite les compagnies pétrolières et les armateurs ont commencé à être inquiétés : c'est un niveau intermédiaire où l'on commence à s'intéresser aux causes. Enfin certains Etats plutôt conciliants ont été mis sur la sellette : c'est le niveau supérieur. Cela a été compris dans quelques domaines (terrorisme, blanchiment d'argent, ...) où l'on parle aujourd'hui d'Etats voyous : on ne traque plus seulement les conséquences (locales) mais aussi et surtout les causes (internationales).
De la même façon, je refuse l'idée que l'insécurité en France par exemple puisse être réglée par quelque action (ponctuelle ou non) dans quelques quartiers ciblés : c'est agir au niveau purement local. Au mieux le problème se reposera un peu plus tard, au pire ce sera du temps et de l'argent perdus... Ce que ma grand-mère appelait "mettre un emplâtre sur une jambe de bois".
(/MODE IDEALISTE)
En résumé, j'aimerais déposer dans l'urne le nom d'un candidat à la Présidence de la République Française, pas celui d'un candidat au poste de Premier Ministre.
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Gribouillé le samedi 21 octobre 2006
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